La pratique de Marco Augusto Basso cherche à unir les tensions entre le corps et l’environnement. À travers des performances, il explore l’espace scénique en jouant sur les contractions et dilatations de la perception.
Il rejette l’idée de la performance comme une simple succession d’événements. Son travail vise plutôt à créer un état scénique hybride, où les frontières entre performance et non-performance se brouillent et s’entrechoquent.
Son objectif est de déplacer le public vers un espace de partage, qui ne soit ni excluant ni hiérarchisé, et où performeurs et non-performeurs coexistent.
Ainsi, ses œuvres font émerger des présences à la fois hyperréalistes et spectrales. Il souhaite offrir au public des clés de lecture pour décrypter ces images vivantes, et les inviter à faire surgir des histoires et des visions complexes, afin de mieux comprendre et accueillir la diversité.
Pour la Soirée astrale au 3 bis f, Marco Augusto Basso explore le comportement des objets – leur capacité à évoquer, résister ou s’opposer – en jouant avec leurs formes pour montrer leurs relations. En utilisant des paires d’objets, il crée une mise en scène visuelle instinctive, parfois drôle ou surprenante, où les directions ne sont pas linéaires. L’exposition doit être vue comme un paysage de relations entre objets, plutôt qu’un simple lieu d’exposition.
La plupart des objets ont été trouvés dans la nature et simplement amplifiés. Ils témoignent d’échanges psychologiques entre les personnes et les objets, portant des traces d’actions passées qui résonnent encore aujourd’hui. Les œuvres rappellent des slogans visuels, proverbes ou avertissements créés à partir de la combinaison de certains éléments.
Aucun titre ni explication n’est donné : l’interprétation vient de la forme elle-même. L’exposition cherche à créer un paysage de tensions et d’ambiguïtés, reflétant la nature humaine dans toute sa fragilité, son ironie et sa complexité.