COLIN CHAMPSAUR

COLIN CHAMPSAURRésidence de recherche

Atelier arts visuels

Exposition du 5 au 31 janvier 2012
Vernissage le 5 janvier 2012

en marche

Depuis novembre 2011, Colin Champsaur est en résidence de création au 3 bis f, centre d’art situé dans l’hôpital Psychiatrique d’Aix-en-Provence.

Suivant son processus de travail, il a déplacé dans l’espace d’exposition nombre d’objets et de matériaux hétéroclites pour leur potentiel d’éléments d’œuvres à venir. C’est dans ce déplacement d’objets et leur atterrissage dans un nouveau lieu que des tracés invisibles rassemblent et proposent une mise en relation.
Comme lorsqu’on dessine les perspectives d’objets et qu’ensuite on en efface les traits pour en refaire de nouveaux, l’espace d’exposition du 3 bis f détermine par sa spécificité de nouvelles combinaisons.

L’espace reçoit et structure les relations. Les objets, par leur poids, leurs histoires, leur matériau, apparaissent frontalement et dessinent leur place dans le lieu.
L’impression effective de ces volumes est au premier abord bi-dimensionnel.
Puis Colin Champsaur suspend ses pièces, les met en apesanteur, ou plutôt en trajectoire. Il considère le lieu d’exposition comme un endroit de cristallisation possible, un espace fini. en marche prend l’espace du 3 bis f comme caisse de résonance à la croisée des chemins de l’esthétique, du politique et du poétique.

Dans l’espace, 20 pièces croisent leurs origines (fabrication, travail), font défiler leur mémoire, leurs histoires déposées. Et celles-ci croisent nos propres histoires, ainsi que celle de ce pavillon de l’hôpital psychiatrique, lieu d’enfermement et de soins, qui est devenu il y a 30 ans lieu de création.

Ceci étant posé nous pouvons à présent voir, entendre, observer et rencontrer les divers objets.
La photographie d’un camion qui déplace des arbres déracinés, en transit. Un lieu de rétention provisoire précaire, ou cabine de cinéma, projetant le film dont le sujet est celui d’un lieu clôt. Puis des dessins qui nous parlent de s’évader d’un monde où tout serait possible. Ces dessins issus d’une série 2002-2012 indexent des petits gestes, idées de sculptures en devenir, mais aussi pièces eux-mêmes. Indication d’un présent en marche, d’idées en train de se produire. Des machines qui ne fonctionnent pas sortent de leurs gonds et tracent leur propre route.
La caisse claire nous remet en mémoire le battement de tambour qui souligne le côté périlleux du numéro du trapéziste qui saute dans le vide. Ce rythme latent qui nous faisait battre le cœur enfant. Elle est surmontée d’un projecteur qui indexe un événement au présent et à venir.
Ce rythme nous accompagne à travers le couloir panacoustique jusqu’à « Concours d’histoire », une pièce composée de pelotes de ficelle superposées, dont la plus grosse repose sur un cube noir mat. Cette sculpture, dont la forme se situe entre une pièce du Musée de l’homme et la colonne sans fin de Brancusi porte pour C. Champsaur l’idée du fil de l’histoire, des histoires de chacun et de la grande Histoire. De ce qui se fait et se défait sans cesse.

Tout le long du mur des grands miroirs posés sur le sol, légèrement inclinés par rapport au mur font basculer l’espace de la salle d’exposition. Seules les jambes y sont visibles. Au dessus de ces miroirs, sont dessinées des lignes de feutre noir qui se croisent dans un rectangle d’adhésif velleda collé sur le mur.
On retrouve cette accumulation de traits et de croisements dans une grande pièce présentée au sol. Différentes strates de matériaux s’y succèdent, surmontés d’un pavé qui semble stabiliser la pièce, la retenir au sol.

Une petite sculpture « Etude, constructions » lui répond, jeu sur le fait et le pas fait. Elle s’enroule en spirale, en référence à une sculpture de Tatline (Monument à la Troisième Internationale 1919).
Cette pièce est surplombée par un drapeau rouge dans lequel un rond de tissu a été ôté, retirant par là même les symboles qui s’y trouvaient. Ce drapeau excessif, uni, cumule toutes les significations, il cristallise les sens et ne manque de rien.
Plus bas des vitres cassées, traversées d’une ligne tracée à l’aide d’un diamant, sont parcourues par un réseau de distribution de cassures aléatoires.
Dans une vidéo, on voit des jambes de personnes qui marchent sur une route bitumée, illustrant l’expression : battre le pavé. Elle trouve son pendant dans la pièce « droite gauche », étagère faite de miroirs sur lesquels sont posées les semelles de chaussures à talon.
Puis une accumulation de cadres et d’encadrements, offre divers points de vue, ou cadres de référence.
Enfin un seuil doré détermine ce qui est extérieur/intérieur et varie suivant le point de vue.
Au plafond, un miroir convexe reçoit tous ces éléments et invite à la ronde.
Nous avons depuis un moment entendu le martèlement de talons qui nous parvient, irrégulièrement.
A l’extérieur, au milieu des arbres, une palette de 18 regards en béton, énormes pavés prêts à l’emploi nous attendent, à la fois assoupis, rangés et portant en eux le propre énergie.

En observant ces pièces, les épiant, les écoutant, ils nous arrivent des effluves de mémoire, des petites aspérités, comme cette poussière épaisse, grasse, qui s’est déposée sur certains objets présents. Comme un « élevage de poussière ».
Marie-Louise Botella – janvier 2012

Appel à projet TRIDANSE - 2013

Appel à projet TRIDANSE - 2013

Appel à projet
TRIDANSE
Dispositif d’accueil en résidence en PACA
2012-2013

Vous êtes une compagnie chorégraphique,
1) Vous avez un projet de création de danse contemporaine ou mêlant la danse à d’autres pratiques artistiques : arts plastiques, cirque, théâtre, philosophie, architecture, cinéma, paysage, …
2) Vous êtes à la recherche d’espaces de rencontre, d’ouverture, de réflexion, et de temps pour développer ce projet entre le dernier trimestre 2012 et l’année 2013,
3) Vous avez envie d’explorer de nouveaux espaces, de nouvelles formes et de nouvelles écritures chorégraphiques,
4) Vous cherchez à inventer de nouveaux rapports au public.

Votre projet prend en compte la dimension humaine et artistique des lieux qui vous accueillent,
Votre projet n’est pas encore réalisé,
En aucun cas il ne s’agit d’un simple projet de diffusion.

Nous sommes des lieux singuliers et pluridisciplinaires d’accueil en résidence de création et nous avons décidé de mettre en commun nos spécificités, nos complémentarités, nos différences, nos savoir faire et nos moyens. Voisins par l’implantation, cousins par nos rapports à la création et les modes de réception des artistes, nous sommes :

Le Citron Jaune de la compagnie Ilotopie CNAR à Port-Saint-Louis du Rhône (13)
Le Vélo Théâtre, compagnie et lieu, Pôle régional de développement culturel implanté à Apt (84)
Le 3bisf, lieu d’arts contemporains intégré dans l’hôpital psychiatrique Montperrin à Aix-en-Provence (13)

C’est pourquoi nous avons créé Tridanse, un dispositif d’accueil en résidence.

Pour l’édition 2012-2013, L’Entre-Pont, Lieu implanté dans les quartiers Est de Nice (06) rejoint le dispositif.

RETROUVEZ LE DOSSIER EN PIÈCE JOINTE

Benjamin Marianne
en savoir +
fermer
arts visuels

Benjamin MarianneRésidence annuelle de recherche

Atelier arts visuels à l’année
Urbanité Idiotopique
Tous les mardis de 14h à 16h30
à partir du 27 septembre 2011

Atelier arts visuels à l’année

Urbanité Idiotopique
Tous les mardis de 14h à 16h30
à partir du 27 septembre 2011

Travail à la construction d’une ville imaginaire où se croiseront les fantasmes de chacun, le grotesque des matériaux, les utopies, l’architecture expérimentale.

Cet atelier s’articulera en quatre phases.
La première sera une phase de recherche et d’expérimentation, où l’on peut manipuler l’ensemble des techniques et matériaux qu’utilise Benjamin Marianne (plâtre, mousse polyuréthane, polystirène, terre, latex, bois...) ainsi que les outils comme le chalumeau, les différentes colles, l’acétone...

La deuxième phase tourne autour d’une réflexion sur le lieu fantasmé, l’édifice utopique, l’architecture de science fiction. Chaque participant établit un projet personnel s’inscrivant dans ce thème et le réalisera à l’échelle de la maquette et avec les matériaux qu’ils auront manipulés.

La troisième phase correspond à la mise en réseaux des différents projets afin de constituer une ville miniature.

Enfin la dernière est une mise en image de l’univers intérieur évoqué dans les différents projets. Libre aux participants de choisir le dessin, la photo ou encore la peinture.

CAROLINE LE MÉHAUTÉ
en savoir +
fermer
arts visuels

CAROLINE LE MÉHAUTÉRésidence annuelle de recherche

Atelier arts visuels à l’année
Tous les jeudis de 13h30 à 16h30
à partir du 29 septembre 2011

Atelier arts visuels à l’année

Tous les jeudis de 13h30 à 16h30
à partir du 29 septembre 2011

Objet-action

Comment donner à voir un objet en action ?
Il suffirait d’actionner, de déclencher, de déplacer, de porter, de pousser.
Action de soi, des autres. Envisageable, mais pas seulement.
L’intervention pourrait venir d’ailleurs. Un balancement, un frétillement, un glissement sur l’eau. Un déplacement, un vol, une valse dans le vent. Une évolution, une marche dans le temps... Action lente, directe, poétique ; que devient l’objet en action ? Reste t-il identique et fidèle à lui-même ou peut-on le concevoir comme un objet en évolution ?
Il semblerait que dans le mouvement il y ait quelque chose de l’ordre d’une transformation, d’un passage d’un état à un autre, incluant la perturbation et même l’accident.
Mais de quels objets parle-t-on ? Un objet existant tel un ready made ? Un objet crée de toute pièce, à qui l’on donnerait existence ? Il pourrait être outil, instrument, corps, matière, venu d’ici, venu d’ailleurs.

L’atelier proposé se déroulera en trois temps.
Nous débuterons notre réflexion sur la thématique de « l’objet-action » autour de discussions, prises de notes et croquis. Une présentation d’artistes ayant abordé le sujet viendra enrichir nos échanges.
De l’émergence de nos idées, nous envisagerons, dans un second temps, les possibilités de concrétisation plastique et les différentes techniques à mettre en oeuvre. Les réalisations pourront donner lieu à un travail d’assemblage et/ou de fabrication d’objets, sculptures ou installations.
Enfin, nous mettrons ces réalisations en action et en contexte sous différentes formes possibles : de la photographie, de la vidéo, de l’installation à la performance.

Rencontre avec un artiste résident
en savoir +
fermer
Réflexion sans gravité

Rencontre avec un artiste résidentUn lundi par mois

RENCONTRE AVEC UN ARTISTE RÉSIDENT

Tous les premiers lundis du mois à 19h

Ils ont carte blanche pendant 1 heure pour nous parler de leurs expériences, leur travail, leurs réflexions et leurs inspirations. Venez échanger avec eux !

Les lundis :

  • 3 octobre : Caroline Le Méhauté, plasticienne
  • 7 novembre : Ana Eulate, chorégraphe
  • 5 décembre : Christelle Harbonn, metteur en scène
  • 9 janvier 2012 : Colin Champsaur, plasticien
  • 6 février : Mathilde Monfreux, Projet TUBE, danse/cirque
  • 12 mars : Jeune Fille Orrible, création sonore
  • 2 avril
  • 14 mai
  • 4 juin
LES MATINS DU SAMEDI
en savoir +
fermer
Réflexion sans gravité

LES MATINS DU SAMEDIArt Psychiatrie Citoyenneté

LES MATINS DU SAMEDI
Art - Psychiatrie - Citoyenneté
Thématique du 11 février : Magie/Mouvement(s)
Les Samedis 15 octobre, 10 décembre, 11 février, 14 avril et 9 juin de 10h à 13h

Les Samedis 15 octobre, 10 décembre, 11 février, 14 avril et 9 juin de 10h à 13h

Thématique du 15 octobre : Utopie/Atopie
Thématique du 10 décembre : Disposition / Dispositif
Thématique du 11 février : Magie et Mouvement(s)

L’objectif principal des Matins est de mettre à l’épreuve théorie et pratique dans le champ de l’art contemporain (pluridisciplinarité, création, processus, tâtonnements, recherche), de la psychiatrie (psychiatrie entendu comme intersection des champs de la psychanalyse, de la sociologie, de la philosophie, de la médecine, de l’anthropologie..., se créant ainsi comme domaine hybride) et de la citoyenneté (la citoyenneté est le fait pour une personne d’être reconnue comme membre d’un groupe social nourrissant un projet commun auquel elle souhaite prendre une part active. Elle est intimement liée à la démocratie)

Il s’agit de confronter discours critiques et pratiques de l’expérience afin qu’ils s’alimentent mutuellement. Il s’agit aussi d’inventer des formes légères, d’être hors format, de traiter de choses sérieuses avec fantaisie.

Les Matins sont un laboratoire de recherche public qui se réunit sur un rythme régulier- séances de réflexion et d’élaboration qui peuvent prendre forme de propositions artistiques et/ou de débats.

Chaque rencontre donnera lieu à un temps de préparation de la rencontre suivante : thème, invités, proposition d’exposés éventuels, etc. Les participants seront ainsi moteurs et partie prenante du projet qui se construira au fur et à mesure de son déroulement.

Ouvert à tout public sur inscription au 04 42 16 17 75 (indispensable)

MATHILDE MONFREUX-ELIZABETH SAINT JALMES
en savoir +
fermer
théâtredanse

MATHILDE MONFREUX-ELIZABETH SAINT JALMESTUBE

ATELIER "Mouvement authentique & écriture spontanée dans l’espace scénique"
Les mardis 7, 14 et 21 février de 10h à 11h30

Création TUBE
Répétition publique le vendredi 10 février à 15h

Représentations
Le vendredi 24 fevrier à 21h
et samedi 25 février à 19h

ATELIER
Mouvement authentique & écriture spontanée dans l’espace scénique
Les mardis 7, 14 et 21 février de 10h à 11h30

Cet atelier propose un échauffement corporel qui allie le corps, la voix les mots sur l’espace même du plateau.

Création TUBE

Répétition publique le vendredi 10 février à 15h

Représentations
Le vendredi 24 fevrier à 21h
et samedi 25 février à 19h

Mathilde Monfreux, artiste performeur, danseuse comédienne, et Elizabeth Saint Jalmes, plasticienne, après Projet Cochon et Mitsi, poursuivent leur rencontre .
Elles proposent avec Tube un espace où les frontières et les genres se fondent : représentation ? poésie ? exposition ?

Une digestion du réel s’ invente.
La mécanique n’a plus de place et les flux divergent.
Il n’y a plus que le mou pour colmater les mémoires.
Réjection de nerfs sur terrain organique.
Liquidation d’un système bâti sur des planches.

hymen à soi
de la nution perdue dans
les colites frénétiques
franatiques de l’estomac
conquérant de la chimère abyssale
visage estomacabre
reine de l’utérus
froid brûlant par la valve
cardiaque dyonisiaque
(…)
Strophe à la guerre
La climat s’en va
Papi s’en va
Toto s’en va
Hiroshismou et pâte à molle
Et moi du siège du nerf je pousse
Un jour de pâques mon premier cri
Intestinal
Mai 2011- Paris

Mathilde Monfreux : Conception, texte, mise en scène et en espace, jeu .
Elizabeth Saint Jalmes : Sculpture, mise en espace.
Guillaume Pons : Dispositif lumière
Laure Maternati : Accompagnement à l’écriture.
Fanny Soriano, Robin de Courcy, Paola Rizza : Regards extérieurs 
Gaël Rodier : Construction, régie.
Marion Bottaro : Chargée de production

Coproducteurs :
CNAR Le Citron Jaune
Le 3bisf
L’Espace Périphérique
L’Atelier du Plateau

Soutien :
Le CREAC
Regards et Mouvements – Hostellerie de Pontempeyrat

Pour réserver cliquer ici