Si la différence vous effraie, imaginez la conformité...
Mathieu Ma Fille Foundation
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Mathieu Ma Fille FoundationSOUS NOS PAS ( The Hidden Side of the Polar Bear Express ®)

Présentation d’une étape de travail vendredi 13 janvier à 15h
Premier opus du cycle Mémoires du Grand Nord ( Canadien dans notre histoire)
Un prologue chanté par - 50°. Une performance où la tragédie n’apparait qu’en songe et travestie.

Ateliers : vendredi 6 et lundi 9 de 14 à 16h15
E la nave va
Construire un récit comme vogue un radeau de fortune : au gré des courants

Le cycle Mémoires du Grand Nord est un triptyque. Chaque volet se crée, dans un premier temps, de manière quasi distincte. Ces modules gardent malgré tout un caractère intrinsèque, ils portent une mémoire de la littérature du Grand Nord, John Haines, Henry D.Thoreau… ou Jack London pour le volet 3. Une trace de ces écrits comme un lien permanent où chaque module annonce aussi le suivant. L’idée est bien sûr de présenter in fine les trois volets ensemble.
Avant cette étape ultime, chaque volet affirme une indépendance, de production, de vie, de combinaisons (1) (3) (1+3) (2) (1+2) (2+3) (1+2+3)…
Sous nos Pas (The Hidden Side of the Polar Bear Express ®) Mémoires du Grand Nord (1) est un Prologue (voilà ce qui a eu lieu, voilà ce qu’il va peut-être advenir).
Un prologue chanté, une performance, un concert de première partie.

Ce cycle reviendra sur les traces d’un homme, du héros dénué d’imagination de Construire un feu de Jack London. Car dans sa lutte avec le froid, l’homme est entrain de perdre. L’homme sombre alors dans un sommeil qui lui paraîtra le plus agréable qu’il eût jamais connu. Assis en face de lui, le chien attendait. Le temps de faire un rêve . Le rêve d’un chien sans nom qui ne reconnaît plus son maître. Le rêve d’un homme gelé qui convoite un bon bain chaud dans un hôtel à La Haye.
Une tragédie où la comédie n’apparaît qu’en songe et travestie. Epilogue mérité.
C’est aussi l’histoire d’hommes partis faire trois pas (souvent plus) dans ces territoires du bout du monde. Dans un isolement conscient et de la survie qui en découle alors. Henry D. Thoreau (deux ans d’isolement) qui au milieu de nulle part n’en a pas moins oublié de garder un lien avec son mentor, comme si "la vie de l’esprit était aussi naturelle qu’un arbre", John Haines (25 ans d’isolement) dira de son côté que le feu, les étoiles et la neige se lisent à livre ouvert et que le même texte s’écrit là depuis des millénaires et continuera à s’écrire sans lui. Face au blizzard, un feu qui s’éteint signifie la mort rappelle Haines. Le héros sans nom de Jack London, n’aura quant à lui, passé que quelques heures (vivant) dans sa tentative de rejoindre un camp basé à quelques milles de son point de départ. Ici aussi, un homme qui ne connaît pas ses limites est un homme mort. Ce pourrait être une parole de son chien, je n’invente rien, London lui donne déjà une conscience.
Chaque volet est une forme courte, Sous nos pas avoisinera les 30 minutes. Ce prologue flirte avec le concert. Le second volet se construit au coeur du champ chorégraphique, le champ théâtral et musical, gagneraient quant à eux, la périphérie. Le dernier volet tend d’avantage vers une approche sonore, que musicale.

Sous nos pas de et avec Arnaud Saury et Alexandre Maillard
Co-production 3 bis f - Festival 30’30’’/ Bordeaux
Visuel : Morgan Tepsic

Ateliers : E la nave va
Un récit est une structure flottante qui dérive. On peut lui adjoindre une voile de fortune, mais ce sont surtout les courants qui le guident. Aucun plan ne réside à sa construction et la limite entre l’intérieur et l’extérieur est indéfinie. J’emprunte ici des paroles de Gilles A. Tiberghien à propos du radeau. Disons que le récit au présent emprunte le même chemin. Nous tracerons nos routes sur un radeau de fortune. E la nave va.

Site de l’artiste

Compagnie Sixièmétage
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Compagnie SixièmétageDEADLINE TRIPTYK

Deadline
Spectacle Danse Théâtre
Ouverture publique le vendredi 30 septembre 2011 à 15h

Cie Le Sixièmétage

DEADLINE, triptyk
Ouverture publique le vendredi 30 septembre 2011 à 15h

Volet « Marilyn Monochrome »
La prochaine création (« DEADLINE, triptyk ») de la Cie de Danse/Théâtre « Le Sixièmétage » entraînera ses interprètes dans un triptyque tragique et cynique où il sera question de gloire, de beauté, de laideur et de la solitude d’êtres incompris par une société vampirique...

Jeff Bizieau Chorégraphe / Pascal Renault Auteur et metteur en scène
Avec Sara Pasquier / Jeff Bizieau / Pascal Renault
Lumières Véronique Hemberger

Dans la peau de Marilyn Monroe - Tournage vidéo
Mercredi 28 septembre 2011 de 9h30 à 18h
Le Sixièmétage invite 10 femmes à vivre une expérience singulière et intense. Une journée de rendez-vous individuels (toutes les heures) pour tourner la même séquence cinématographique avec chaque participante et constituer ainsi une galerie de portraits. Un tournage inspiré d’une scène d’un film mythique de la star plantée dans une salle du 3bisf.

Une expérience inédite pour tenter de pénétrer l’univers d’un tournage cinématographique (maquillage, coiffure, répétitions…) et aller ainsi à la rencontre de la comédienne au cœur même de son métier.

Sortie de Chantier / Présentation publique
« Marilyn Monochrome »
Vendredi 30 septembre 2011 / 15h00
A l’issue de sa résidence au 3bisF, le Sixièmétage convie le public à un ultime rendez-vous pour livrer l’état du travail mené autour de « Marilyn Monochrome »... Un moment fragile et unique à partager.
Une farce tragique et cynique où il est question de gloire, d’abandon, de sexe, d’attraction et de répulsion. Où l’on rit et frémit dans un théâtre d’images où la danse flirte avec le texte dans une dimension poétique inédite.
Volet "Marilyn Monochrome" : d’après les confessions enregistrées de Marilyn Monroe quelques jours avant sa disparition. Le portrait d’une femme aux multiples personnalités, partagée entre la lumière et le désespoir... Le corps cassé, l’esprit fracturé, elle se tient debout sur le plateau, adulée... Elle semble impatiente de jouir et de souffrir... Elle va mourir...

Coproduction, partenariat : Résidences à LA TANNERIE (Barjols), Le CNAR Noisy Le Sec (93), L’Entre Pont (06), La Licorne Made In Cannes (06). Forum Jacques Prévert Carros (06). TNN – Théâtre National de Nice (06).

Mathilde Monfreux & Elizabeth Saint Jalmes
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Mathilde Monfreux & Elizabeth Saint JalmesTUBE

Création TUBE

Le vendredi 24 fevrier à 21h
et samedi 25 février à 19h

Mathilde Monfreux, artiste performeur, danseuse comédienne, et Elizabeth Saint Jalmes, plasticienne, après Projet Cochon et Mitsi, poursuivent leur rencontre .
Elles proposent avec Tube un espace où les frontières et les genres se fondent : représentation ? poésie ? exposition ?

Une digestion du réel s’ invente.
La mécanique n’a plus de place et les flux divergent.
Il n’y a plus que le mou pour colmater les mémoires.
Réjection de nerfs sur terrain organique.
Liquidation d’un système bâti sur des planches.

hymen à soi
de la nution perdue dans
les colites frénétiques
franatiques de l’estomac
conquérant de la chimère abyssale
visage estomacabre
reine de l’utérus
froid brûlant par la valve
cardiaque dyonisiaque
(…)
Strophe à la guerre
La climat s’en va
Papi s’en va
Toto s’en va
Hiroshismou et pâte à molle
Et moi du siège du nerf je pousse
Un jour de pâques mon premier cri
Intestinal
Mai 2011- Paris

Mathilde Monfreux : Conception, texte, mise en scène et en espace, jeu .
Elizabeth Saint Jalmes : Sculpture, mise en espace.
Guillaume Pons : Dispositif lumière
Laure Maternati : Accompagnement à l’écriture.
Fanny Soriano, Robin de Courcy, Paola Rizza : Regards extérieurs
Gaël Rodier : Construction, régie.
Marion Bottaro : Chargée de production

Coproducteurs :
CNAR Le Citron Jaune
Le 3bisf
L’Espace Périphérique
L’Atelier du Plateau

Soutien :
Le CREAC
Regards et Mouvements – Hostellerie de Pontempeyrat

DEMESTEN TITIP
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DEMESTEN TITIPTentatives de trous pour voir le ciel à travers

Création 2012
vendredi 6 avril à 21h et samedi 7 avril 2012 à 19h

Tentatives de trous pour voir le ciel à travers

vendredi 6 avril à 21h et samedi 7 avril 2012 à 19h
Création
Cie en affinité du 3bisf

D’après The Yellow Wallpaper de Charlotte Perkins-Gilman et Un homme en suspens de Saul Bellow

Avec : Olivier Boréel, Solenne Keravis, Sébastien Rouiller
Adaptation : Laurence Gervais
Création sonore : Sébastien Rouiller
Conception et mise en scène : Christelle Harbonn

Depuis sa création, la Compagnie Demesten Titip s’attache aux seconds rôles de grandes fresques. Ici elle se concentre sur des histoires moins célèbres, mais où les protagonistes tentent aussi de faire entendre une troisième voie(x), qui n’est ni du côté de l’ordre social, ni du côté de la révolution.

Le projet Tentatives de trous pour voir le ciel à travers s’organise en deux formes courtes autour de The Yellow Wallpaper de Charlotte Perkins-Gilman et de The Dangling Man de Saul Bellow.
Ces textes sont deux journaux intimes écrits respectivement par une femme au XIXe et par un homme au XXe siècle. Ils sont des échappatoires à une vie qui cloue leurs protagonistes à des lois (psychanalytiques ou sociales) qui les démunissent. Ce sont leurs forces de résistance.

Le premier texte, Le papier peint jaune (1890), met en scène une femme qui décrit les motifs du papier peint de sa chambre, où elle lit des formes de vies et de dépendances. Elle souffre vraisemblablement d’un post-partum, largement aggravé par les traitements qui lui sont infligés par son époux psychiatre. Ce texte est une autobiographie violente de Charlotte Perkins-Gilman, où l’écriture (secrète car interdite) devient une forme d’indépendance et d’autonomie, l’issue à une vie cloisonnée par les questions de genre et de domination masculine. Tous les thèmes que le personnage aborde (maternité, enfermement, contrat marital,…), se retrouvent noués dans le motif du papier peint devenu le seul paysage de la femme séquestrée dans sa chambre.

Le second, Un Homme en Suspens (1944), est également un journal intime, cette fois écrit par un homme.
Canadien émigré aux Etats Unis, il est appelé à la guerre en Europe (1944). Il démissionne de son travail, mais, du fait d’une administration kafkaïenne, il ne fait qu’attendre le jour effectif de son départ. Écrivant, il tente de s’éloigner d’un présent qui le pétrifie en s’attachant à décrire comment il est passé du statut « d’homme actif » à celui « d’homme en suspens ».
Cet homme « perdu », décrit par Saul Bellow, fait partie des premiers héros sans illusions du milieu du siècle. Il erre dans une vie qui perd de son sens et cherche, à travers l’écriture, la possibilité d’une réconciliation avec l’incongruité de l’existence.

Ecrire ou ramper, ramper pour ne pas faire de bruit mais avancer tout de même… exister à travers l’écriture, survivre par les mots, faire entendre, même par le chuchotement, une voix qui n’a pas le droit d’être… c’est ce que fait l’héroïne de Gilman dans le Papier peint jaune, mais c’est aussi ce que fait Un Homme en suspens de Saul Bellow, victime des codes et des injonctions au silence qui le « pétrifient ».
Faire entendre ces voix, par le biais de la répétition, à plusieurs voix, à plusieurs textes est la raison pour laquelle ces deux formes sont présentées ensemble. Dire en creux, en contraste, mais surtout dire plusieurs fois, de journal en journal, de lettres en lettres, de mots en mots, permet à ces identités anonymes de se construire, voire d’exister et de ne pas sombrer dans la folie.
Ces voix sont à la fois celles d’un monde intérieur bien plus riche que la folie et/ou le désespoir ordinaire(s) qu’on veut bien leur attribuer, et celles d’un délire parfois créateur de liberté jusqu’à la violence, ou jusqu’à l’extrême lucidité dont fait preuve le personnage de Bellow sur son époque, le privant au passage du rassurant contact de l’humanité de ses semblables. « L’héroïne » de Gilman et le « héros » de Bellow tentent d’appréhender le monde en dehors des stéréotypes que l’on veut leur imposer. Ils réinventent leur propre histoire, la réécrivent en empruntant des chemins que leurs semblables refusent de reconnaître, par une mise à distance souvent cruelle du monde qui les entoure.

Co-production 3 bis f, ARCADI, Théâtre Roger Barat-Herbley, Collectif 12, Ville de Marseille, La Loge-Paris, Les Argonautes-Marseille.

Pour réserver cliquer ici

L’AUGUSTE THÉÂTRE
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L’AUGUSTE THÉÂTREDIS-MOI... FILS

Création "Dis-moi... fils"
Répétition publique le 11 mai 2012 à 15h

L’Auguste Théâtre Création "Dis-moi... fils"

ATELIER THÉÂTRE
Regards des fils sur leurs mères
Les 24, 25, 27 avril de 10h à 12h

Dis-moi... fils
Répétition publique le 11 mai 2012 à 15h

Fantaisie-hommage tendre et acide.
Une voix : la mère qui murmure, questionne, suggère, supplie. Elle veut entendre nommer ce lien qu’elle rêve indestructible.
Eux, les trois comédiens, ce sont "les fils". Ils écoutent la voix, l’ignorent, la rejettent. Ils jouent à en perdre haleine. Et leur jeu est réponse, révolte, écho. Elle, la comédienne, fait résonner par sa présence, différentes figures maternelles.
Au fil des mots, des textes, des mises en jeu, leur pudeur se fissurera laissant entrevoir le violent et le tendre, le sensible et le dérisoire.
Ensemble, ils interrogent ce fil qui les unit et leurs réponses seront autant de ponts tissés entre l’intime et l’universel.
Tendre, drôle, léger, profond, ce spectacle raconte à chacun une part de son histoire.

écriture, mise en scène, Claire Massabo – assistanat, Brigitte Quittet - scénographie, Christian Geschvinderman – comédiens, Jean-Marc Fillet, Pascal Rozand, Nader Soufi, Sandra Trambouze

co-production : 3 bis f -Théâtre de Fos-sur-Mer - Partenariat : Théâtre Antoine Vitez - Communauté de communes de Cère et Rance-en-Châtaigneraie (Cantal)

crédit photo : Fabrice Quittet