Si la différence vous effraie, imaginez la conformité...
HÉLÈNE BELLENGER
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arts visuels

HÉLÈNE BELLENGER ANTI - PIÈCE

SESSIONS | ANTI-PIÈCE
MERCREDIS 18, 25 SEPTEMBRE - 2, 9, 30 OCTOBRE - 6, 20, 27 NOVEMBRE - 11, 18 DÉCEMBRE 2019 - 15, 22, 29 JANVIER 2020 DE 14H À 16H

Artiste en connivence pour la saison 2019 > 2020

« How do I know if what I see as blue is the same as is it to you ? »
The color blue, Série Mad Men, Matthew Weirner

Affronter les images de son environnement quotidien pour remettre en question ses propres pulsions scopiques et son conformisme visuel implique nécessairement d’accepter et de cultiver sa propre étrangeté. Par un travail de collection d’images, de détournement, d’installation et d’ateliers, Hélène Bellenger tendra à questionner la part d’irréalisme et de balisage de son environnement visuel numérique, comme pour mieux comprendre les rouages de son (notre ?) relationnel aux images.
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« La photo d’un œuf a battu sans conteste le record de "likes" pour un message posté sur Instagram, détrônant celui de la star des réseaux sociaux Kylie Jenner. » peut-on lire dans un article de l’indépendant.fr du 2 février 2019. Paysages ultra saturés, “disneylandisés”, autoportraits à la Elina Brotherus face au lac Teal, selfies et duckfaces devant miroir de salle de bain, corps de femmes lustrés au monoï sur sable blanc. Ces images ultrabalisées des réseaux sociaux saturent les pixels de nos smartphones. Pour se démarquer du lissage des prises de vue sur les résaux sociaux, les internautes débordent ainsi de créativité et de stratégies de distinction : #heelconcept ou légumes recyclés en chaussures version Arcimboldo, #squatyourdog ou animal domestique détourné version altère pour sculpter les corps. Dérouter et moquer le conformisme visuel par l’absurde ? Ou bien est-ce l’absurde qui devient standard et viral ?

SESSIONS | Anti-pièce
Mercredis 18, 25 septembre - 2, 9, 30 octobre - 6, 20, 27 novembre - 11, 18 décembre 2019 - 15, 22, 29 janvier 2020 de 14h à 16h

À l’image du théâtre de l’absurde de Ionesco, Anti-pièce est un projet de recherche qui se déroule en 1 seul acte et 14 scènes. Ces scènes, ou sessions, se présentent sous forme d’ateliers de création collectifs qui permettent de créer des écarts, ou pas de côté, sur notre culture visuelle occidentale contemporaine. Ces ateliers se déroulent principalement à partir d’images collectées sur internet.
PHOTOGRAPHIE, COLLECTES D’IMAGES

http://www.helenebellenger.com

©Hélène Bellenger

CONFÉRENCE DE PRESSE PUBLIQUE
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arts visuelsArts vivantsÉVÉNEMENT

CONFÉRENCE DE PRESSE PUBLIQUEOuverture de la saison : résidences, sessions, projets de création et de recherche...

Mardi 24 septembre à 13h30

Ouvert à tous

Programme des RÉSIDENCES • CRÉATIONS • RECHERCHES
Septembre 2019 à Juillet 2020

Conférence de presse publique | Ouverture de saison
Mardi 24 septembre à 13h30
Les projets de recherche, de création et d’ouverture au public de la saison sont présentés par les artistes résidents. Moment convivial ouvert à tous.

Situé dans l’hôpital psychiatrique Montperrin à Aix-en-Provence, le 3 bis f développe depuis 1983 un lieu de création contemporaine en spectacle vivant et en arts visuels. Chaque année, sur des temporalités variables allant de quelques semaines à plusieurs mois, des artistes et compagnies sont invités à développer des projets dans le cadre de résidences de recherche ou de création pour le lieu. Par des temps de rencontres avec les artistes - expositions, spectacles, sessions de pratiques collectives - le lieu offre à tous un espace de partage et de mixité entre art, psychiatrie et citoyenneté.

©3bisf

ELEONOR KLÈNE
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arts visuels

ELEONOR KLÈNEDÉESSES TOPIQUES [ TITRE PROVISOIRE ]

EXPOSITION
16 NOVEMBRE 2019 > 19 JANVIER 2020

VERNISSAGE
SAMEDI 16 NOVEMBRE 2019 DE 11H À 13H
OUVERTURE EXCEPTIONNELLE DE 14H À 18H

SESSIONS | Déesse Vertebra
MARDIS 1, 8 ET 15 OCTOBRE 2019 DE 14H À 16H

Résidence de création – juillet > novembre 2019

« Il n’y a, dans un monde aussi multiple et aussi partiellement connecté, aucun lieu de repos. »
Donna Haraway


EXPOSITION
| 16 novembre 2019 > 17 janvier 2020
Du mardi au vendredi de 14h à 18h et sur rendez-vous. Entrée libre
Le 3 bis f sera fermé du 23 décembre 2019 au 5 janvier 2020

VERNISSAGE | Samedi 16 novembre 2019 de 11h à 13h
Ouverture exceptionnelle de 14h à 18h

Suite du processus de recherche entamé au 3bis f en 2018, le personnage-double de l’artiste qui observait, dissimulé dans une souche creuse, les activités insolites autour de l’entreprise Thermocline, implantée au milieu d’une forêt saignante, construit lui-même sa souche et sa pratique de l’ensouchement. Dans une Zone, un hôpital psychiatrique, un Jardin clos, c’est une monade mettant à l’épreuve le jeu social.
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« Je me réveille de la première nuit dans “la souche”. La souche n’est encore que virtuelle. La veille j’ai tracé à la craie les emplacements de deux matelas, en plein milieu de l’atelier, à l’ œil, dans le prolongement du couloir central qui, conduit 2D, distribue de part et d’autre les 10 carrés de sommeil des anciennes patientes. La céramique du sol crée les démarcations de l’espace comme sur un terrain de sport. J’ai pris le matelas d’appoint qui se trouve contre le mur devant la porte de l’atelier et l’ai déposé au centre de mon tracé bi-places. Je suis seule ce soir. En bas, dans le placard que l’on m’avait indiqué, j’ai trouvé une paire de draps et une taie d’oreiller. Je ne tique pas sur les draps d’hôpital rayés de l’inscription bleue “ GCS DU PAYS D’AIX 2018 ”, j’ai un truc à soigner. Je dois restaurer le fusible source. Je ne crois pas à l’origine, ni à l’essence, mais au fusible source, si. J’ai attrapé une couverture bleue, d’hôpital elle aussi, que Cécile Dauchez, l’artiste précédente, a laissée sur le canapé-lit, sous l’étagère de stockage. Et j’ai bordé le matelas, avec soin. À côté j’ai placé le prototype de la première souche, un bébé volcan-pieuvre en terre cuite, brut d’émaillage. Dedans j’y ai mis la lampe de chevet dont la lumière de veilleuse glisse entre les pattes. En mesurant la circonférence potentielle avec des rubans souples, cela me donne environ 9 mètres... »
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SESSIONS |
Déesse Vertebra
Mardis 1, 8 et 15 octobre 2019 de 14h à 16h

Quelque chose manque dans notre rapport à la nature. Dieu l’a désherbée au Roundup de sa biodiversité de « Présences » pour préparer le terrain à l’empire du Sujet, roi d’un monde sans sujets, qui ne parle qu’à la couronne qu’il appelle son esprit.
Jean-Christophe Cavallin, Une Ecologie du récit.
Pourtant religion vient de religare, relier. Déesse Vertebra, loin d’être une marque de rasoirs féminins ou un ultime accessoire dévitalisé conçu par la real sphere coloniale, dissociée, vorace et mysogyne, est l’une de ces puissances enfouies. Enroulée autour de notre colonne vertébrale ou réfugiée entre les lames de nos écrans prothésiques, elle va nous permettre de mettre en culture un récit collectif, que nous allons tenter de fertiliser par une symbiose de pratiques. Sculpter et articuler des vertèbres en terre pour remembrer nos imaginations formulera une première invocation à la Déesse qui végète depuis trop longtemps, à l’ombre de nos mémoires gravées sur les claviers vertébraux et tactiles. Un temps de reliance pour penser ensemble en praticiens modelant des récits intuitifs et régénérateurs comme des soins.
POSTURES CORPORELLES, SCULPTURE, DISCUSSIONS, MAGIE, PERMACULTURE DU RÉCIT

www.eleonorklene.net

© Eleonor klène

CHARLOTTE PERRIN
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arts visuels

CHARLOTTE PERRINComposition variable

SESSIONS | COMPOSITION VARIABLE
MERCREDIS 5 - 12 - 19 FÉVRIER, 4- 11 - 18 - 25 MARS, 8 - 15 AVRIL, 13 - 20 - 27 MAI, 17 - 24 JUIN 2020 DE 14H À 16H

Artiste en connivence pour la saison 2019 > 2020

« J’ai mis le tableau sur le mur pour oublier qu’il y avait un mur, mais en oubliant le mur, j’oublie aussi le tableau. (..) Les tableaux effacent les murs. Mais les murs tuent les tableaux. Ou alors il faudrait changer continuellement, soit de mur, soit de tableau, mettre sans cesse d’autres tableaux sur les murs, ou tout le temps changer le tableau de mur. » Georges Perec, espèces d’espace

Charlotte Perrin s’intéresse aux processus de fabrication des objets, leur matérialité et leurs usages. Elle utilise consciemment des matériaux marqués par un aspect fonctionnel et esthétique, qu’elle analyse, travaille et recompose, parfois combine avec des images photographiques, afin de révéler leurs particularités et qualités plastiques. Sa pratique artistique investit aussi bien les champs de la photographie que de l’installation. Pendant sa résidence, Charlotte Perrin souhaite utiliser l’atelier comme un espace évolutif, où différentes matières et formes cohabitent, s’imbriquent et se transforment en continu. L’artiste documente les différentes phases de transformation de l’espace et les formes sculpturales qui en émergent.

SESSIONS | Composition variable
Mercredis 5 - 12 - 19 février, 4-11 - 18 - 25 mars, 8 - 15 avril, 13 - 20 - 27 mai, 17 - 24 Juin 2020 de 14h à 16h

L’atelier de recherche devient, au cours de la résidence, un lieu de collecte et de mutation de formes et matériaux, ouvert au public et en évolution constante. Les visiteurs sont invités à proposer des objets et matériaux qui peuvent être utilisés par l’artiste. L’espace se remplit et se transforme tout au long de la résidence. Chacun peut ainsi observer et participer, échanger et commenter. Une occasion de regarder et de réévaluer les matières et formes du quotidien à partir d’une approche plastique plutôt qu’usuelle.
COLLECTE, DON, MATERIAUX, TRANSFORMATION, ÉVOLUTION, DOCUMENTATION

www.charlotteperrin.com

©Charlotte Perrin