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Projet Intérieurs Nuit / Extérieurs Jour

Création Intérieurs Nuit ouverture publique du travail en cours 5 mars à 15h Il y a des choses qu’on ne regarde pas ; et ce n’est pas par indifférence. On n’ose pas croiser leur regard. Des yeux, on le sait, qui nous montreraient ce que nous pourrions devenir. Une image que l’on évite d’animer parce qu’on pourrait s’y voir. Une cécité volontaire. Pourtant ces choses sont là et elles se manifestent malgré tous nos efforts. Elles animent nos nuits peuplant rêves et cauchemars. Un corps en aveugle ; somnambule au corps doigté scrute sa trace sur les murs noirs d’une ville en panne d’électricité. « Quand j’étais enfant j’avais peur du noir, aujourd’hui j’ai peur de tout. » Collectif K.O.com Direction artistique et chorégraphie Manon Avram Textes et interprétation Fanny Avram Dramaturgie Youness Anzane Composition sonore Mathieu Hours Réalisateur multimédia Luccio Stiz Prise de son Aline Huber Objets lumineux Nicolas LeBodic Conception scénique Patrick Vindimian Régie générale Manuel Buttner Danseurs Lionel Begue, Sylvain Riejou et Gilbert Traïna Coproduction, partenariat Le Merlan scène nationale, l’Université de Pau, le 3 bis f, l’Officina, avec le soutien de la Friche la Belle de Mai, Radio Grenouille / Euphonia, la Centrifugeuse, et en partenariat avec l’association « Petits frères des pauvres » et Regard’en France Cie. Le projet a été soutenu en 2009 par la Ville de Marseille, le Conseil Général 13 et le Conseil Régional P.A.C.A, pour l’aide au projet. Atelier Donne moi mes mains et je te donnerais ta rue 16 février de 14h à 16h 17 février de 10h à 12h et de 14h à 16h. Voir comment le corps explore le monde à l’aveugle. Nous désirons vous inviter à nous accompagner dans une rencontre avec l’obscurité. Intégrer l’extérieur, l’inattendu, le corps étranger. Permettre cette fragilité d’approche où l’on ne sait pas comment l’autre peut réagir et faire confiance à l’autonomie du corps. Aussi on imagine des parcours dans le noir. Des parcours à visiter plusieurs fois jusqu’à ce que s’imprime sur le corps la présence tactile et sonore de ces objets, matières... Et puis voir, comment le corps se souvient. Comment le corps s’est placé, s’est transformé pour épouser l’objet ou l’autre ; et comment on peut voir et entendre l’objet ou l’autre par son absence.