VIDEO-CORPS

K. JOREIGE et J. HADJITHOMAS

Projection vidéos 23 mai au 27 mai de 13h à 17h Conférence le jeudi 26 mai à 19h par Sylvie Coëllier Entrée libre Rondes (Barmeh), 2002 Copie DVD 7’ - sous-titres français Cendres, 2003 Copie DVD 26’ - sous-titres français Khiam, 2000 -2007 Première partie Copie DVD 50’ environ - sous-titres français Khiam, 2000 -2007 - deuxième partie Copie DVD 50’ environ - sous-titres français Commissariat : Marie-Louise Botella Courtesy In Situ/ Fabienne Leclerc Paris, pour toutes les vidéos Remerciements aux artistes Joana Hadjithomas & Khalil Joreige Joana Hadjithomas et Khalil Joreige travaillent conjointement en tant que cinéastes et photographes depuis la fin des années 1990, entre Paris et Beyrouth, où ils sont nés en 1969, les artistes proposent leur regard critique sur l’histoire récente du Liban, en particulier ses guerres civiles engendrant des destructions et des disparitions. A partir d’archives documentaires publiques ou personnelles qu’ils se réapproprient, ils produisent de nouvelles images et construisent des récits mêlant fiction et faits d’actualité, loin des clichés spectaculaires des conflits armés. à la fois en tant que plasticiens et cinéastes. Ils mettent en avant la figure du héros produite par la guerre sous différentes formes (martyr, victime, prisonnier). Leurs films ont un caractère très intime, très personnel. En même temps, les thèmes abordés sont des thèmes qui concernent la société. Khalil Joreige et Joana Hadjithomas : disent venir de quelque part et espérer que ce qui les touche, touche aussi d’autres personnes. Ce sont souvent des problèmes qui sont liés à leur être-au-monde et surtout leur être-au-Liban. Par exemple, dans Cendres, la question dit Joana Hadjithomas est que « je ne peux pas choisir ma mort, je ne peux pas être incinérée si je le veux, parce que des lois nous en empêchent. Nous sommes donc naturellement rejoints par la société. Souvent, Khalil et moi partons d’une chose qui nous révolte et cela finit par s’intégrer dans une histoire. Ce qui agite quelque part tout notre cinéma c’est le rapport d’un individu avec un groupe avec lequel il ne veut pas rompre, mais au sein duquel il veut pouvoir trouver sa place tout en restant soi-même, tout en vivant pour lui. » Le 3 bis f poursuit les cycles de projections de vidéos d’artistes qui travaillent la représentation du corps, en révèlent d’autres dimensions, sa condition, son espace intérieur, son étrangeté et son rapport sensible au quotidien, au monde et aux autres. L’art vidéo permet-il d’appréhender l’extension de l’image dans l’espace ? On observera sa capacité à sculpter le temps, à explorer parfois frontalement et brutalement le monde. Est-il une prolongation des performances, ou simplement une trace ? Les conférences de Sylvie Coëllier, Professeur en art contemporain à l’Université d’Aix, accompagnent et proposent des éclairages et des points de vue sur ces vidéos. Depuis trois années le programme Vidéo/corps aborde la question du corps au travers du médium vidéo. Le 3 bis f poursuit ce cycle de projections de vidéos d’artistes à travers un tour d’horizon non exhaustif d’oeuvres autour de cette problématique de la représentation du corps. La vidéo permet aux artistes d’appréhender l’extension de l’image dans l’espace, sa capacité à sculpter le temps, à explorer parfois frontalement et brutalement le monde. De nombreux artistes ont représenté le corps, en donnant une image inédite et surprenante. Comment l’art vidéo transforme une certaine représentation du corps ? Peut-on entrer dans l’image vidéo, dans le corps animé, peut-on habiter une image ? Par ailleurs la vidéo donne aussi l’image d’un corps « étendu », prolongé, ou suspendu dans l’espace temps et pose parfois la question d’un corps politique. Les artistes peuvent l’utiliser comme trace de leurs performances, comme prolongement de leur regard ou de leur corps. Les vidéos sont choisies plus particulièrement sur leur capacité à produire une émotion physique, ou donner à expérimenter physiquement un rapport à l’image (impression de plonger dans l’image, vacillement, perte de repères, présence immédiate des personnages, effet de réalité...). Les conditions de présentation des vidéos permettent d’appréhender ces sensations : projection sur grand écran, dans la salle de spectacle du 3 bis f, dispositif son, « comme au cinéma ». Les détails apparaissent, tous les sons sont audibles, les sous titre lisibles. Les vidéos ne font pas parties d’une installation, on peut prendre le temps de les voir, de les revoir. Se posent donc les questions de la réception des images, des conditions de leur réception, du contexte de projection. Est-ce que ces images prennent une dimension différente dans ce lieu de résidence et d’expérimentation artistique inscrit dans un hôpital psychiatrique ? Ces questionnements sont accompagnés d’une conférence de Sylvie Coëllier, Professeur en art contemporain à l’Université d’Aix-en-Provence, donnant à chaque session des éclairages et des points de vue sur les vidéos, les resituant dans l’histoire de l’art contemporain, dans l’histoire récente de la vidéo d’artistes et dans le contexte politique et social. Chaque projection est réalisée en partenariat avec les galeries, ou des institutions, Galerie Yvon Lambert, Fondation Lambert Avignon, FRAC PACA, FRAC Lorraine, Centre Nouveaux Médias, Beaubourg, Galerie In Situ/ Fabienne Leclerc Nous avons pu déjà présenter les vidéos de Salla Tykka, Francis Alys, Florence Menini, Anna Gaskell, Joël Bartolomeo, Gary Hill, Douglas Gordon, Gina Pane, Chris Burden, Marina Abramovic, Bas Jan Ader, Raphaël Zarka ... VIDEO/CORPS 1 RABIH MROUÉ Projection de vidéos du 18 au 22 octobre de 13h à 17h - entrée libre Face A/Face B (2002) - With soul, with Blood (2003) - On Three posters (2004) Ces trois vidéos sont sous-titrées en français. Dans le cadre du cycle de programmation autour du Liban du 19 au 22 octobre 2010, programmation en partenariat : ATP, Théâtre du Jeu de Paume, 3 bis f et Seconde Nature Photo romance de Lina Saneh et Rabih Mroué : représentations au Théâtre du Jeu de Paume, Aix le 21 octobre à 20h30 - réservation ATP (04 42 26 83 98) Débat autour de la censure à 18h, concert Charbel Harber, Seconde Nature le 22 octobre à 21h www.secondenature.org