V O O G T

SESSIONS Les V O O G T mènent une recherche permanente d’un possible fantasque qui viendrait déjouer le réel. Où qu’ils s’installent, ils prennent le temps pour questionner notre manière d’habiter le monde tout en déplaçant les forces poétiques de leurs rencontres dans de nouveaux récits qui empruntent les codes du conte, de la poésie, de la chanson, et de la mythologie. L’esthétique qui en émerge rend visible les ressources spécifiques de leur environnement pour en proposer un nouveau folklore. ENTRETIEN Voogt Résidence de recherche – Arts visuels : De février à juillet 2021 Poids ? 125 kilos à deux. Mais il s’agit plutôt de masse que de poids, car le poids varie selon l’humeur et les jours. On peut paraître plus petit ou plus grand en fonction de notre état ou du contexte. La masse, elle, ne change pas. Quelle est la genèse du projet ? D’un positionnement pour s’échapper du quotidien, de la nécessité de développer un nouveau contact avec le temps et du constat d’un réel manque de rapport à la nature dans nos vies. Comment habite-t-on le monde ? Ce projet est un laboratoire expérimental autour du bien-être à travers la fabrication de modules praticables à partir de l’écosystème présent, où les plantes joueraient les rôles principaux de cette aventure, jusqu'à opérer à notre mutation ! Le projet précédent, notre premier projet ensemble, était un film tourné sur une plage, pour la débarrasser des objets en plastique qui l’encombraient Nous avons avancé dans ce projet avec la méthode de "procrastination structurée", en conservant le plaisir de la recherche de trésors. C'est avec un processus similaire que nous voulons engager cette nouvelle aventure. Suite à une petite escapade dans un Spa, le parcours nous a donné le sentiment de se faire enlever par des extra-terrestres. Nous avons alors commencé a imaginé le Spa des VOOGT. Pourquoi le 3 bis f pour ce projet ? Pour le contexte de ce lieu si particulier, pour l’espace de la rencontre. Les ateliers comme matière de la recherche seront particulièrement propices à ce projet de ce laboratoire de bien-être expérimental, au cœur de l’hôpital psychiatrique. Comment travaillez-vous ? In situ la plupart du temps. De manière organique, invasive. Dans un lieu, avec tout ce qu’il y autour, avec la matière et le vivant qu’il y a sur place, sans projection de forme. Nous sommes autant colonisés par le lieu qu’il l’est par nous. Comment cohabites-tu avec ta folie ? Phabrice : Au quotidien. La magie, c’est la folie contrôlée. Elle est essentielle pour survivre. Quand on embarque tout le monde dans sa schizophrénie, ce n’est plus de la folie. Madely : Ma seule peur serait qu’elle me quitte, que je ne dialogue plus avec elle. Elle m’est très précieuse. Ton jardin préféré ? Un jardin luxuriant, sauvage, avec des sources d’eau naturelles immenses, un jardin où l’on pourrait se perdre, où il y aurait toujours quelque chose à découvrir, comme des plantes carnivores ou qui soignent. Un jardin pour être auto-suffisant. Quelle langue voudrais-tu chatouiller avec tes cils ? Phabrice : Toutes les langues vivantes du monde. Madely : La langue d’une ânesse pour toucher la sagesse. A quelle question répondrais-tu « À vous de voir » ? Est-ce que votre proposition nous regarde ? Sites des artistes