DISNOVATION.ORG avec Baruch Gottlieb, Clémence Seurat, Julien Maudet & Pauline Briand

POST GROWTH

EXPOSITION du 14 novembre 2020 au 16 janvier 2021 VERNISSAGE - BRUNCH samedi 14 novembre de 11h à 13h PERFORMANCE-TOURNAGE vendredi 15 janvier à 18h SESSIONS Les mercredis 14, 21 octobre et vendredi 20 et samedi 21 novembre de 14h à 16h. Quelles composantes idéologiques, sociales et biophysiques ont précipité les crises environnementales actuelles ? De quels leviers disposons-nous afin de transformer les pratiques et les imaginaires pour se défaire de la croissance continue de nos empreintes énergétiques ? L’exposition Post Growth invite à explorer des voies alternatives et à appréhender les conséquences radicales d’un modèle économique spéculatif fondé sur l'énergie émise par le Soleil. Cette exposition se penche en particulier sur les perspectives de sortie des énergies fossiles dont dépend la gigantesque machine de production qui sous-tend nos sociétés. La série d’oeuvres présentée propose ainsi d’envisager un métabolisme social en reconnection avec les réalités vivantes, énergétiques et matérielles de la biosphère, en s’inspirant notamment de notions issues de l’éco-féminisme, des connaissances autochtones, de la comptabilité environnementale et du hacking. DISNOVATION.ORG avec Baruch Gottlieb, Clémence Seurat, Julien Maudet & Pauline Briand Pour l’oeuvre : Production : iMAL Co-production : Biennale CHRONIQUES - 3bis f, lieu d’arts contemporains Création réalisée en coproduction avec la plateforme CHRONIQUES, soutenue par la Région Sud, la Ville de Marseille et l’Institut Français à Paris, coordonnée par SECONDE NATURE et ZINC. Avec le soutien de : Production Intérieure Brute (Tours), ArTeC (Paris), La Labomedia (Orléans), University of California (Irvine), Université Catholique de Louvain, CNC (Dicréam) Exposition réalisée en coproduction avec CHRONIQUES - Biennale des Imaginaires Numériques, le 3 bis f lieu d’arts contemporains et IMAL. Les expositions sont ouvertes du mardi au samedi de 14h à 18h & rdv. Le 3 bis f est fermé du 20 décembre au 3 janvier. Entrée libre. ENTRETIEN Nicolas Maigret et Maria Roszkowska Résidence de création – Arts visuels – octobre, novembre 2020 Poids ? De nombreux champs de la recherche scientifique produisent des connaissances dans le domaine environnemental. Comment les rendre activable, appropriable par tous : c’est une limite de la communauté scientifique. En tant qu’artistes, nous avons un poids, un rôle à jouer dans cette circulation : on contribue à produire de nouveaux récits, de nouveaux imaginaires à partir de concepts. On peut les manipuler, les fluidifier. Quelle est la genèse du projet ? Comme beaucoup de gens, nous sommes de plus en plus préoccupés face aux différentes crises environnementales. C’est un enjeu majeur pour nos sociétés actuelles : identifier les moteurs, les lignes de force de ces différentes crises enchevêtrées dont le fil directeur est l’idéologie, la foi indétrônable en la croissance économique. On a eu envie d’explorer cette articulation, de donner des éléments de compréhension et de décryptage de ces crises à travers la déconstruction de cette épine dorsale qu’est la croissance économique. Formuler des récits de transition pour une transformation de la société. Pourquoi le 3 bis f pour ce projet ? Parce que nous avons été choisis par la Biennale Chroniques pour le développement du projet. Nous ne connaissions pas le 3 bis f et sommes ravis de le découvrir : il sera très intéressant de l’y déployer. Comment travaillez-vous ? Nous partons bien souvent de sujets qui nous interrogent, nous préoccupent et nous animent, en les articulant de manière névralgique avec les changements de société qui sont en cours. En tant qu’artistes, nous pouvons créer des interfaces qui permettent d’envisager ces problématiques qui ne sont pas assez diffusées dans l’espace médiatique autrement, en créant des situations ou des objets, autant de nœuds improbables issus de ces zones de friction. Notre méthode de recherche s’apparente plus ou moins à celle de la recherche académique : on travaille avec un corpus assez vaste qui ne produit pas de forme plastique tout de suite. Les choix esthétiques émergent du sujet lui-même. Le travail est façonné par la qualité du sujet interrogé. Comment cohabitez-vous avec votre folie ? Plus ou moins bien ! Nous travaillons en équipe et réunissons des perspectives différentes, de manière à appréhender toute la complexité d’un sujet. Il y a toujours une forme de folie, des irrégularités, une certaine déviance par rapport à la norme. On cohabite avec ces forces. Votre jardin préféré ? Le Jardin des plantes à Paris où il nous arrive de faire des réunions, un peu comme dans le jardin du 3 bis f. Quelle langue voudriez-vous chatouiller avec tes cils ? Une langue faite d’idéogrammes, pour sa capacité à mettre en relation des formes et des idées et penser le monde en images. A quelle question répondriez-vous « À vous de voir » ? À quoi ressemblera votre exposition au 3 bis f ? site du collectif © Disnovation.org