MARINE RICHARD

Arthur Matériau/Matière en forme de monde

Résidence d’ écriture LECTURE ARTHUR MATÉRIAU LE JEUDI 9 JUIN 2011 À 19H entrée libre CREATION : ARTHUR MATERIAU Ce texte sera le prolongement d’Arthur, tu t’appelleras Arthur, mon fils, texte écrit entre 2007 et 2008 et qui a reçu l’aide à l’écriture et au montage du Centre national du théâtre. Dans Arthur, tu t’appelleras Arthur, Médée était une jeune femme sans-papiers. Elle vivait dans une banlieue française avec Jason (prononcer Jaisone). Écrasée par le poids de la situation insoluble que l’on connaît à travers la pièce d’Euripide - à savoir que Jason l’abandonne par opportunisme -, elle s’échappait de ce que nous considérons comme la réalité, pour se réfugier dans sa relation avec son fils Arthur, au sein d’un univers où les histoires et les mythes qui nous traversent nous meuvent au point de déterminer la trajectoire de nos vies. Arthur matériau développera cette mythologie recomposée à laquelle je travaille depuis plusieurs années. Mais cette fois du point de vue du fils. Ce texte puisera dans la langue riche des états limites que nous considérons comme étant « la folie », pour tenter de mettre en œuvre le vocabulaire d’un personnage qui, lui-même, n’est pas sûr de sa propre existence. Arthur, un personnage inventé par Médée. Tellement transparent qu’il n’apparaît qu’en tant que prolongement de sa mère, en tant qu’outil, ou matériau de sa folie. Cet Arthur, que j’imagine maintenant adulte, aura-il quelque chose à nous dire ? Marine Richard sera en résidence d’écriture tous les mardis entre novembre 2010 en février 2011. Chaque mardi de 16h45 à 17h, elle présente le résultat de son travail de la journée. Lecture les mardis : 9, 16, 23, 30 novembre - 7, 14 décembre - 4, 11, 18, 25 janvier - 1er, 8, 15 février(les deux dernières lectures sont annulées). avec le soutien de Culturesfrance ATELIER Matière en forme de monde lundis 8, 15, 22, 29 novembre, 6, 13 décembre, 3, 10, 17, 24, 31 janvier et 7, 14(annulé) février. De 10h à 12h Un atelier par semaine. Pendant treize semaines. On aura le temps. On prendra des notes. Des tonnes de notes. On observera tout bien comme il faut le monde autour et le monde en nous. Pour s’aider, on ira puiser dans les mythes, dans les clichés, dans les archétypes et on les adaptera à nos besoins. On restera très prosaïques. On écrira comme on parle, pour parler de ce qui nous travaille, de ce qui nous écrit. Ça deviendra notre Matière. Et puis dedans, on taillera des formes. On laissera tomber les pelures d’oignons scories, les arbres qui cachent les forêts intimes. On cisèlera les petits joyaux qui résonnent. On sortira des sillons. Ça sera un peu du bricolage. Des sortes de cabanes à mondes intérieurs qu’on fabriquera. On se demandera qu’est-ce qui se partage, qu’est-ce qui pas ? de ces tas de mots qu’on aura accumulés. On cherchera comment lire nos notes aux autres. Et on les leur lira. On en pensera tous quelque chose mais on ne le dira peut-être pas. Comme on aura le temps, on verra quelque chose se dessiner, au fil des ateliers. Quelque chose de singulier et de commun. Et on verra bien alors ce qu’on en fera.