GERALDINE PY & ROBERTO VERDE

EXPOSITION La dépeupleur / Le monde prénatal

EXPOSITION Le dépeupleur / Le monde prénatal Du 23 mars au 26 avril – du lundi au vendredi de 13h à 17h Vernissage le 23 mars à 18h30 Le monde prénatal Le monde prénatal se présente comme une installation multimédia dans laquelle cinq haut-parleurs de formes différentes montés sur trépieds, diffusent un dialogue entre des personnages en pleine formation. Ceux-ci engagent une conversation inintelligible à l’écoute, composée par des sons de nature étrangère, pré-verbaux et non articulés. Un dispositif semblable à un logiciel de reconnaissance vocale traduit instantanément la conversation improbable sur un écran. La traduction révèle l’arbitraire du langage et la maladresse de l’interprétation d’un idiome inconnu. Les personnages sont caractérisés par des tares et vitesses de formation différentes. Ils fabriquent leur propre langue à partir de ce qui les entoure, leur matière, celle des autres. On rencontre un œuf mûr (mûr au sens de son développement et de son érudition innée), un œuf monocellulaire, un œuf non fécondé, naïf et rempli de question, un œuf double, aux prises avec sa pluralité et un œuf de coucou, pondu au milieu du discours, dont l’inné lui dicte de débarrasser le nid des ses cohabitants. Le dépeupleur Il s’agit d’une caisse dans laquelle loge un tronc d’eucalyptus. Dans ce tronc logent des larves xylophages. Dans ces larves logent les personnages du monde prénatal. Le dépeupleur (titre emprunté à Samuel Beckett), est une caisse de transport en bois d’une longueur de deux mètres, fabriquée à la mesure du tronc d’eucalyptus qu’elle renferme. La section choisie est investie par des larves xylophages, naissant sous l’aubier du bois. Elles se développent en creusant des tunnels. C’est une communauté de quelques centaines d’individus, développant un réseau complexe de galeries enchevêtrées, traduisant la surpopulation du milieu. Chaque larve en creusant, maintient un écart légèrement inférieur à 1 millimètre avec sa voisine (en ligne droite comme en virage), faisant naître l’hypothèse d’un échange d’information entre les congénères. Se succèdent les phases de prises de nourriture, de repos de six à sept minutes et de changement de côté mis à profit pour évacuer la sciure. L’activité de creusement des larves est audible à « oreille nue ». Des micros piézoélectriques sont collés sur la caisse de transport, et le son ainsi amplifié est diffusé par des haut-parleurs placés loin du tronc, permettant aussi une écoute purement acoustique. Pour réserver cliquez ici Plus d'informations ici