JEUNE FILLE ORRIBLE

infamie lyrique

PERFORMANCE Le 28 mars de 7h00 à minuit Dans le cadre du projet ARTfactories/Autre(s)spARTs On y connaît pas grand chose. On y connaît rien. On a juste une pratique simple et directe, une norme anormale et bête. On prend quelque chose et d'un geste on le fait sonner, ou sonneur. Le reste s'enchaîne. Un geste en amène un autre qui amène un son qui etc. Il n'y a pas de travail, il y a le présent entre nous. Nous utilisons la performance, c'est une improvisation, nous l'appelons infamie lyrique. Ce n'est pas "juste une pratique", ne soyons pas modeste, c'est "une pratique" ; d'instinct, d'écoute, de rencontre, de n'importe quoi. Parfois nous fabriquons dans la rue une cabane de planches, de bouts ramassés en chemin pour y faire une série de concerts. Nous n'avons rien à dire. Jeune fille orrible est un trio qui élabore du bruit acoustique avec des objets divers dans des lieux différents. Ils utilisent la performance, le concert. On pose un sol, on a posé un sol, un sol de récupération, un sol déjà vu, des palettes qui avant transportaient des produits, des plaques qui avant ont coffré du béton, d’autres bouts épars, des dalles volées dans un jardin, un sol déjà eu pour une tente que l’on monte d’après bâches et cordes : on a posé une maison temporaire dans la cour entre quatre platanes de la cour. On a levé une tente. On l’a meublée. On est les clôtures, on a pensé les clôtures, on a ouvert. Il reste de la place, de la place dans la maison et autour. De la place pour ceux qui voudront partager avec nous les 17 heures que nous passerons le mercredi 28 mars de 7h à minuit. On a posé une maison tendue entre quatre arbres de la cour pour y faire du bruit, une l’infamie lyrique, durant toute une journée, celle du 28 mars, de 7h à minuit. On ne s’arrêtera pas. Il y aura fort, il y aura faible, haut et bas, il y aura long, il y aura court, il y aura plein, vide, lent, vite, on ne s’arrêtera pas. En mangeant, en fumant, en buvant, en dormant, en… on ne s’arrêtera pas de toute la journée. Il y a de place, il reste dans la cour de la place pour passer un moment, écouter, regarder, piqueniquer, ouvrir son pliant, déballer son sandwich, retourner les grillades (apportez vos côtelettes, vos saucisses), déboucher les bouteilles (apportez-en), passer un peu de cette durée avec nous dans la place qui reste encore dans la cour. Entretenir le brasero, s’enrouler dans sa couverture. Camion pizza bienvenu. Nous, on ne s'arrêtera pas. Frédéric Danos. Venez bivouaquer, déjeuner, tricoter, bavarder avec JFO qui performeront pour vous. Le café, thé et les boissons fraîches seront offertes suivant la météo. Jeune fille orrible (Audrey Gaisan, Frédéric Danos, Olivier Nourisson) est, depuis 2007, un trio de performance sonique, un principe d'infamie lyrique qui manipule et élabore du bruit acoustique sans aucune sonorisation. Jeune fille orrible utilise avec le sang-froid d'une jeune fille qui se mire un ensemble hétéroclite d'objets et d'instruments apportés ou trouvés sur place (de la guitare espagnole au peigne en passant par la pelouse ou le fauteuil club). Ils utilisent le lieu où ils performent (une scène, une galerie d'art, un parking, une cave, un salon, une église ou une cabane). Ils utilisent la performance. Au cours de leurs performances, les trois membres du groupe travaillent un rapport de dialogue direct, c'est à dire non médiatisé par un schéma ou une structure externe, un ensemble de chemins ou une entente préalable. Ainsi à "Improvisation" préfèrent-ils le terme "Free Playing" qui illustre mieux l'approche quasi pornographique qu'ils ont de la production et la combinaison de sons, une réduction de l'acte à ses gestes les plus élémentaires, les plus crus, les plus excitants. Une manière d'exposer brutalement la mécanique du plaisir. ATELIER - Écouter/Faire, Faire/Écouter. Les 15, 22 et 29 mars de 10h à 12h Nous n'avons jamais fait cela. Nous avons l'habitude de dire que nous faisons du bruit avec des objets et le lieu qui nous accueillent. Sans micro, ni sono. Nous aimerions partager cette pratique simple et riche en ouvrant nos sessions de travail aux patients, soignants et curieux. Prendre un objet, faire un bruit, continuer ou en trouver un autre, s’associer, se dissocier des bruits des autres. Pour réserver cliquer ici ARTfactories/Autre(s)pARTs L'art en partage Les espaces de démocratie artistique : Etude Action 2012-2013 En 2012 et 2013 aura lieu sur le territoire de Marseille Provence et à l’initiative de l’association ARTfactories/Autre(s)pARTs un double moment de visibilité et d’action pour interroger la pertinence de l’ensemble des démarches qui inventent de nouvelles formes de démocratie artistique et culturelle en coproduction avec leur territoire d’implantation et les populations qui peuplent ces espaces de vie. • du 28 mars au 6 avril 2012, une manifestation professionnelle de circulation entre les espaces projets • des journées de restitution en octobre 2012. • une recherche menée par un collège de chercheurs, intellectuels et critiques (2011-2013) • des rencontres internationales entre Marseille-Provence, l’Europe et la Méditerranée (réseau européen TransEuropHalles) en octobre 2013. Artistes invités par les structures : Laurent Petit ANPU ( Les Bancs Publics), Jacques Rebotier (La Minoterie), Laurent de Richemont (Théâtre de la Cité), Tear Mambo’s et/ou Thierry Mabon (Studio 164), Yves Fravéga, Pascal Gobin Pit Geodert L’Art de Vivre (Théâtre Massalia), Séverine Fontaine (Théâtre Massalia), Thierry Bédard Cie Notoire (Théâtre Massalia), Jean-Luc Brisson (Gare Franche), Guy-André Lagesse, Nicolas Barthélemy et Jérôme Rigaut (Les Pas Perdus), Mathilde Monfreux et/ou Isabelle St James (Le Citron Jaune), Jeune Fille Orrible- (3bisF), Nathalie Quintane (Alphabetville), Christophe Modica (Système Friche Théâtre), Yves Fravéga, Pascal Gobin et Pit Goedert (L’Art de Vivre).).