JEANNE MOYNOT & ANNE-SOPHIE TURION

ON LÂCHE RIEN

Résidence de recherche et de création - janvier/décembre 2016 EXPOSITION Du jeudi 10 novembre au jeudi 15 décembre Du lundi au vendredi de 13h à 17h et sur rendez-vous | Entrée libre. Le 3 bis f est fermé le 11 novembre VERNISSAGE Mercredi 9 novembre de 16h à 21h On lâche rien : slogan inscrit sur la banderole installée par le syndicat SUD à l’entrée de l’hôpital Montperrin jusqu’en juillet dernier. Croisée quotidiennement par les deux artistes depuis le début de leur résidence au 3 bis f, cette injonction s’est mise à résonner à tous les niveaux, dans leur travail aussi bien que dans leur vie intime. On lâche rien : “on se débrouille avec la vie”, comme disaient Edgar Morin et Jean Rouch, dans Chronique d’un été (1961). On se débrouille avec les moyens du bord, on fait comme on peut, on s’acharne, on recommence, on persiste. Pour cette première exposition en duo, Jeanne Moynot et Anne-Sophie Turion créent un décor où l’envers se retrouve sur le devant de la scène. Le rideau de théâtre, habituellement fonctionnel et en arrière-plan, devient un véritable motif pictural et l’élément central de l’exposition. Au sein de ce dispositif résonnent les voix des deux artistes, qui se sont enregistrées tout au long du montage de l’exposition. Mises en jeu dans cette boîte théâtrale bricolée, ces bribes de dialogues dévoilent avec humour les backstage de la création et dressent le portrait de deux solitudes partagées, d’une amitié résiliente et du quotidien précaire de deux travailleuses de l’art. SESSION We can be heroes, just for one day Les 17, 18, 19 et 20 octobre – 14, 15, 16, 17 novembre – 12 et 13 décembre De 14h à 16h Quelle part de fiction appliquons-nous à ce que nous vivons ? Explorer comment le réel et l’imaginaire s’imbriquent au cœur de notre quotidien. Souvenirs, anecdotes, habitudes sont autant de matériaux aptes à être théâtralisés, exagérés, rendus épiques. Par le biais de l’écriture, de l’improvisation et du chant, produire ensemble une série de formes courtes, pour constituer une vaste banque de données collective au caractère performatif, dressant un portrait polyphonique de nos individualités.