A. MANIFESTE

Orphée n’est pas là

pièce chorégraphique et théâtrale, tragique, poétique, comique, lyrique et physique pour trois interprètes . Malgré tout, sur cette planète, des humains dansent encore pour faire bouger l’invisible et exorciser les maux, chantent encore pour attendrir le cœur d’une chamelle et calmer les cieux. Ils aiment être au monde là où ils sont. Ils dépendent de peu et jouissent de tout....Mais, depuis toujours, sans doute, un désir pressant occupe une autre partie de l’humanité, un désir très contemporain : fuir le réel. Quel est-il ce réel ? A force de vouloir le fuir, le réel ne se serait-il pas atrophié ? Quelle est-elle, cette réalité, celle qui nous aveugle et que l’on veut fuir à n’importe quel prix... N’y a-t-il pas autant de réalités que de mondes vivants ? Autant de mondes qui s’ignorent et qui pourtant dépendent les uns des autres... N’opposons-nous pas nos réalités imaginées au réel si brutal ? Orphée n’est pas là pour nous parler de ses visions terribles ni de paradis imaginés et tant désirés et c’est tant mieux . Tous les mystères et l’effrayante beauté sont ici, partout, dans notre propre monde, celui que l’on souhaite redécouvrir, réexplorer, revisiter une dernière fois encore. Nous cherchons une forme pour nous dire ça, nous démonter et remonter ça, le partager. distribution / Isabelle saulle , François Testory, Adolfo Vargas auteur dramatique : Philippe Saulle. conception et réalisation plastique : André Cervera conception et réalisation costumes : Catherine Sardi création musicale : Vincent Ferrand régie générale : Christian Toullec création lumière : Christian Toullec et Johana Moaligou "administration : Françoise Sarremejane Ateliers de pratique artistique Avec nos mots et nos corps Quelle est-elle, cette réalité, celle qui nous aveugle et que l’on veut fuir parfois à n’importe quel prix. N’y a-t-il pas autant de réalité que de monde vivants, innombrables qui se croisent et s’ignorent dans le même territoire. En quatre rendez-vous de 2h chacun, nous allons croiser en alternance deux formes d’écriture ; celle des mots et celle du corps pour explorer et fabriquer des "réalités" personnelles et collectives, reproduites ou imaginées... Concentration, création, friction et réaction. atelier d’écriture, les lundis 15 et 22 septembre, de 14h à 16h atelier chorégraphique, les vendredi 19 et 26 septembre, de 9h30 à 11h30. • Lundi 15 septembre 2008 « Contester le réel. » (Observer, dire, écouter, construire avec de quoi écrire) "A partir de quelques objets divers, simples ou étranges, posés parmi nous, chacun élabore une courte histoire de quelques lignes sur l’objet ou les objets de son choix. Chacun peut aussi simplement tenter de décrire l’objet. Choses naturelles ou façonnées par l’homme ou indéfinissables... une sorte d’appareil, une pierre, un vieux pantin, un bout de quelque chose, etc... Ces textes courts sont ensuite lus au hasard puis, ensemble, nous tenterons d’élaborer un texte commun, pour la construction d’une histoire, une fiction, qui pourrait relier ces objets, les assembler malgré leurs profondes différences. Ce premier texte de quelques lignes glanées au travers des divers textes recueillis évoluera dans un deuxième temps vers un poème. Cette transformation opère un resserrement des « images » pour donner une certaine densité aux phrases afin de les muer progressivement en vers. Les jeux de rimes et de pieds seront éventuellement abordés si le groupe le juge utile à la finalisation du poème. A la fin, imaginer un titre." • Lundi 22 septembre 2008 « Contester l’imaginaire » (Dire, se faire entendre, être compris, lire, réajuster) "Quelques participants à l’atelier (10 à 12 maximum) m’apportent préalablement un petit objet personnel de leur choix, le matin, par exemple ou la veille. Chacun d’eux me raconte cet objet personnel en quelques minutes pendant que je prends des notes sur mon carnet. Je rédige ensuite pour chacun de ces objets un texte court qui le décrit ou le raconte selon ce que j’ai moi-même entendu puis interprété. Je force mon interprétation. Durant l’atelier, je restitue sous chaque objet le texte qui lui correspond. Chaque propriétaire d’objet à la lecture de mon texte signale et tente de formuler les incompréhensions qui apparaissent entre ce qu’il m’a raconté et ce que j’ai restitué. Les textes sont ensemble corrigés, annotés pour en élaborer une nouvelle version." Philippe Saulle CDC (Toulouse), 3bisf, Théatre de la digue, CCN de Rillieux la Pape, Auditorio de Tenerife